Nexloop

Vous avez souscrit deux liens fibre chez deux opérateurs différents. Sur le papier, votre réseau est redondé. Dans les faits, ces deux liens empruntent peut-être le même fourreau, sous la même route, à quelques centimètres l’un de l’autre et une seule pelleteuse suffit à couper les deux.

C’est le point aveugle le plus répandu en matière de résilience fibre optique : la redondance contractuelle n’est pas la diversité physique.

Cet article explique d’où vient ce piège, comment vérifier ce qui se passe réellement sous vos pieds, et sur quoi repose une redondance qui tient. Pour situer les technologies, voir notre guide comparatif FTTO, FTTH à lire ici 

Résilience fibre optique : de quoi parle-t-on ?

La résilience, ce n’est pas le nombre de liens souscrits. C’est la capacité du réseau à rester disponible quand un incident survient sur un segment. Elle repose sur une seule question : si ce câble est sectionné, mon trafic passe-t-il ailleurs ; par un chemin physiquement distinct ?

L’enjeu n’est plus théorique. 82 % des entreprises déclarent qu’une interruption de réseau aurait un impact direct sur leur activité (source : baromètre IFOP). Pourtant, seules 10 % disposent réellement de deux accès fibre, et 27 % se contentent d’un backup mobile.

Le piège de la fausse redondance

Deux opérateurs, un seul fourreau

Un opérateur de services ne possède pas toujours son infrastructure. Il loue de la capacité à des opérateurs d’infrastructure. Deux fournisseurs différents peuvent donc s’appuyer sur le même génie civil, les mêmes fourreaux, la même chambre de tirage. Le contrat est double ; le chemin, unique.

Le phénomène a un nom : l’absence de diversité de routes. Il ne se voit ni sur une facture, ni sur un SLA. Il se voit sur une carte.

Un réseau plus fragile qu'on ne le croit

L’infrastructure française elle-même est exposée. L’étude « Résilience des réseaux FttH » menée par InfraNum avec la Banque des Territoires juge le niveau de résilience des réseaux seulement « moyennement satisfaisant », et chiffre entre 7 et 17 milliards d’euros le coût des mesures de sécurisation dont l’enfouissement de quelque 115 000 km de câbles aujourd’hui aériens (source : InfraNum / Banque des Territoires). Vents violents, incendies, inondations, travaux, vandalisme : les causes de coupure sont nombreuses et bien réelles.

Redondance apparente ou résilience réelle ?

Redondance apparente et résilience réelle : comparaison de ce que l’on achète, de la preuve fournie, du génie civil, du point de défaillance et de l’effet d’une coupure.
Redondance apparente Résilience réelle
Ce qu’on achète Deux contrats Deux chemins physiques
Preuve fournie Un SLA Un tracé cartographié
Génie civil Souvent partagé Distinct et vérifié
Point de défaillance Unique, invisible Aucun point commun
Effet d’une coupure Les deux liens tombent Le trafic bascule

Comment vérifier la diversité réelle de vos route ?

Quatre questions à poser à vos fournisseurs et à faire écrire noir sur blanc :

  • « Qui possède l’infrastructure sur laquelle mon lien est acheminé ? »,plutôt  que « qui me la vend ? ».
  • Pouvez-vous me fournir le tracé physique des deux liens plutôt qu’une simple garantie contractuelle ?
  • Les deux liens partagent-ils un fourreau, une chambre, un point d’entrée dans mon bâtiment ?
  • Où se situent les points de convergence ? Parce que  deux routes distinctes qui se rejoignent au dernier kilomètre ne constituent pas deux chemins différents.

Cette dernière est la plus importante. Une adduction unique au bâtiment annule des kilomètres de diversité en amont.

Construire une vraie résilience fibre optique

Trois leviers, par ordre d’efficacité :

Maîtriser le chemin :  avec de la fibre noire, vous savez par où passe votre lien : l’infrastructure est identifiée, pas abstraite derrière un service. C’est la condition d’une redondance vérifiable.

Choisir des tracés alternatifs :  les routes historiques sont saturées et partagées. Un backbone construit sur des emprises différentes (voies ferrées, autoroutes, lignes électriques) offre par nature des parcours distincts.

Le réseau fibre de Cellnex :  Nexloop, par exemple, est 100 % souterrain et totalement propriétaire, avec 38 000 km de fibre dont 17 000 km de longue distance sur des tracés alternatifs.

Doubler les adduction : prévoir deux points d’entrée physiques dans le bâtiment, idéalement sur deux façades opposées. A défaut, la résilience du dispositif est compromise.

FAQ

Deux liens chez deux opérateurs suffisent-ils à garantir une véritable redondance ?

Non. Deux opérateurs peuvent acheminer leurs liens dans le même fourreau, sur la même infrastructure de génie civil. La redondance contractuelle ne garantit pas la diversité des chemins physiques : seule la cartographie des tracés le démontre.

Qu'est ce que la diversité de routes ?

C’est la garantie que deux liaisons empruntent des chemins physiques entièrement distincts, sans fourreau, chambre ni adduction communs. Elle est indispensable pour pour assurer une véritable continuité de service en cas de coupure.

Comment savoir si mes liens partagent un même chemin ?

Demandez à vos fournisseurs le tracé physique de chaque lien et l’identité du propriétaire de l’infrastructure. Vérifiez surtout les points de convergence : adduction du bâtiment, chambres de tirage, traversées d’ouvrages.

La résilience fibre optique ne s’achète pas en multipliant les contrats. Elle se démontre sur sur le terrain, via des cheminements physiques vraiment empruntés par les liaisons. Tant que vous connaissez pas le tracé de vos liens, vous ignorez quels services seront impâctés le jour où un câble est sectionné. Maîtriser l’infrastructure, garantir des tracés alternatifs distincts et disposer d’adductions séparées est le seul moyen de transformer une redondance de façade en continuité de service.

Vérifiez la diversité réelle de vos routes : testez l’éligibilité de vos sites au réseau Nexloop.

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