
Why Host Your Data in France?
Pourquoi héberger ses données en France ? Afin de respecter le Règlement général sur la protection des données (RGPD), en vigueur depuis 2018, les entreprises sont tenues de protéger correctement
Vous avez souscrit deux liens fibre chez deux opérateurs différents. Sur le papier, votre réseau est redondé. Dans les faits, ces deux liens empruntent peut-être le même fourreau, sous la même route, à quelques centimètres l’un de l’autre et une seule pelleteuse suffit à couper les deux.
C’est le point aveugle le plus répandu en matière de résilience fibre optique : la redondance contractuelle n’est pas la diversité physique.
Cet article explique d’où vient ce piège, comment vérifier ce qui se passe réellement sous vos pieds, et sur quoi repose une redondance qui tient. Pour situer les technologies, voir notre guide comparatif FTTO, FTTH à lire ici
La résilience, ce n’est pas le nombre de liens souscrits. C’est la capacité du réseau à rester disponible quand un incident survient sur un segment. Elle repose sur une seule question : si ce câble est sectionné, mon trafic passe-t-il ailleurs ; par un chemin physiquement distinct ?
L’enjeu n’est plus théorique. 82 % des entreprises déclarent qu’une interruption de réseau aurait un impact direct sur leur activité (source : baromètre IFOP). Pourtant, seules 10 % disposent réellement de deux accès fibre, et 27 % se contentent d’un backup mobile.
Deux opérateurs, un seul fourreau
Un opérateur de services ne possède pas toujours son infrastructure. Il loue de la capacité à des opérateurs d’infrastructure. Deux fournisseurs différents peuvent donc s’appuyer sur le même génie civil, les mêmes fourreaux, la même chambre de tirage. Le contrat est double ; le chemin, unique.
Le phénomène a un nom : l’absence de diversité de routes. Il ne se voit ni sur une facture, ni sur un SLA. Il se voit sur une carte.
L’infrastructure française elle-même est exposée. L’étude « Résilience des réseaux FttH » menée par InfraNum avec la Banque des Territoires juge le niveau de résilience des réseaux seulement « moyennement satisfaisant », et chiffre entre 7 et 17 milliards d’euros le coût des mesures de sécurisation dont l’enfouissement de quelque 115 000 km de câbles aujourd’hui aériens (source : InfraNum / Banque des Territoires). Vents violents, incendies, inondations, travaux, vandalisme : les causes de coupure sont nombreuses et bien réelles.
| Redondance apparente | Résilience réelle | |
|---|---|---|
| Ce qu’on achète | Deux contrats | Deux chemins physiques |
| Preuve fournie | Un SLA | Un tracé cartographié |
| Génie civil | Souvent partagé | Distinct et vérifié |
| Point de défaillance | Unique, invisible | Aucun point commun |
| Effet d’une coupure | Les deux liens tombent | Le trafic bascule |
Quatre questions à poser à vos fournisseurs et à faire écrire noir sur blanc :
Cette dernière est la plus importante. Une adduction unique au bâtiment annule des kilomètres de diversité en amont.
Trois leviers, par ordre d’efficacité :
Maîtriser le chemin : avec de la fibre noire, vous savez par où passe votre lien : l’infrastructure est identifiée, pas abstraite derrière un service. C’est la condition d’une redondance vérifiable.
Choisir des tracés alternatifs : les routes historiques sont saturées et partagées. Un backbone construit sur des emprises différentes (voies ferrées, autoroutes, lignes électriques) offre par nature des parcours distincts.
Le réseau fibre de Cellnex : Nexloop, par exemple, est 100 % souterrain et totalement propriétaire, avec 38 000 km de fibre dont 17 000 km de longue distance sur des tracés alternatifs.
Doubler les adduction : prévoir deux points d’entrée physiques dans le bâtiment, idéalement sur deux façades opposées. A défaut, la résilience du dispositif est compromise.
Non. Deux opérateurs peuvent acheminer leurs liens dans le même fourreau, sur la même infrastructure de génie civil. La redondance contractuelle ne garantit pas la diversité des chemins physiques : seule la cartographie des tracés le démontre.
C’est la garantie que deux liaisons empruntent des chemins physiques entièrement distincts, sans fourreau, chambre ni adduction communs. Elle est indispensable pour pour assurer une véritable continuité de service en cas de coupure.
Demandez à vos fournisseurs le tracé physique de chaque lien et l’identité du propriétaire de l’infrastructure. Vérifiez surtout les points de convergence : adduction du bâtiment, chambres de tirage, traversées d’ouvrages.
La résilience fibre optique ne s’achète pas en multipliant les contrats. Elle se démontre sur sur le terrain, via des cheminements physiques vraiment empruntés par les liaisons. Tant que vous connaissez pas le tracé de vos liens, vous ignorez quels services seront impâctés le jour où un câble est sectionné. Maîtriser l’infrastructure, garantir des tracés alternatifs distincts et disposer d’adductions séparées est le seul moyen de transformer une redondance de façade en continuité de service.
Vérifiez la diversité réelle de vos routes : testez l’éligibilité de vos sites au réseau Nexloop.
Also read: The end of copper networks: FTTO takes over
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